Méditerranée: le test du missile israélien Jericho tourne au fiasco à la faveur des S-400 russes!

09.12.2019

Alors que Benjamin Netanyahu s’efforce de persuader le président américain Donald Trump de livrer à Israël des bombes souterraines de type bunker pour les utiliser lors d’une éventuelle guerre avec l’Iran, les sources russes font état de l’échec d’un teste missile israélien, teste qu’aurait fait capoter la Russie. 

La version en hébreu d’Al-Monitor indique que Netanyahu tente de convaincre les différentes parties de lui accorder cinq mois à la présidence de tout futur gouvernement, considérant que cette période pourrait lui suffire pour pousser l’administration américaine à donner à Israël les bombes anti-bunkers.

 

La nouvelle intervient alors que les experts avaient auparavant fait savoir que Tel-Aviv ne disposait pas de bombardiers lourds tels que B-52 ou B-53 capables de lancer des bombes anti-bunker de 15 tonnes connues sous le nom de Massive Ordnance Penetrator (MOP). D’autant que Nevatim est la seule base israélienne à pouvoir accueillir ce type de bombardiers. Netanyahu veut-il acheter du temps encore une fois sur le dos de l’Iran? Possible. 

Les experts préviennent, en tout cas, que l’utilisation de ces bombes nécessite d’importants investissements pour le développement des infrastructures connexes, y compris la formation, les installations, les systèmes mécaniques et les experts spécialisés.

 

Interrogé par Al-Monitor, un haut responsable proche de Netanyahu, estime que l’entrée des États-Unis dans l’année décisive où se dérouleront les élections présidentielles américaines de 2020, est une occasion de persuader Trump d’accepter la demande en raison de son besoin désespéré de gagner.

Le même responsable a souligné que ce moment était une opportunité stratégique à ne pas manquer, notant qu’Israël n’avait jusqu’à présent pas réussi à convaincre les administrations successives de Washington de livrer à Israël des bombes "énormes" pour pénétrer ce que les autorités israéliennes appellent « des fortifications souterraines, à l’intérieur desquelles des installations nucléaires iraniennes ont été construites ».

Il a également noté qu’Israël pourrait obtenir ces bombes après la signature d’un accord de défense conjoint avec les États-Unis pour lequel Netanyahu prétend avoir énormément œuvré.

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Le journaliste Ben Caspit, qui a rédigé le rapport d’Al-Monitor, a déclaré que Netanyahu s’efforçait de signer un accord de défense avec les États-Unis, bien que tous les anciens et actuels chefs militaires rejettent cette idée, car l’accord réduirait la marge de manœuvre militaire et politique face à Israël. Ainsi, Tel-Aviv devrait se coordonner à l’avance avec Washington avant de mener toute action militaire contre toute partie extérieure.

La nouvelle mayonnaise Netanyahu va-t-elle prendre? Dans la foulée, le ministère israélien des Affaires militaires a procédé dans la matinée du vendredi 6 décembre à un essai de missiles, tirant une fusée depuis une base militaire du centre d’Israël.

"Il y a quelques minutes, un test de lancement d’un système de propulsion de fusée a été effectué depuis une base au centre du pays ", a indiqué le ministère israélien sur Twitter, mais tout en refusant de commenter la nature de la fusée testée, ce qui a laissé supposer qu’il s’agissait d’un missile balistique. Le site russe Avia.Pro affirme toutefois que le test a échoué. 

Le site russe ajoute : "Un missile balistique israélien lancé depuis la côte méditerranéenne a été la première cible balistique étrangère interceptée par les systèmes russes de défense aérienne S-400 Triumph. Le lancement réussi du missile Jericho s’est révélé complètement désastreux pour Israël, car, situés à seulement 370 et 400 kilomètres de là, les SAM S-400 Triumph russe ont réussi à capturer le missile et l’intercepter." 

Selon des données fournies par des sources officielles russe, dit Avia.Pro, le missile balistique israélien Jéricho, capable de transporter des ogives nucléaires, a été lancé depuis la base aérienne de Palmahim, située dans le rayon d’interception des systèmes antiaériens et de défense antimissile russes. Israël avait informé la Russie du lancement, ce qui a fait que les S-400 russes et leurs systèmes électroniques ont été activés. Très probablement, le missile balistique israélien aurait été intercepté par le radar russe Container, qui a récemment été mis en service, et par conséquent, la Russie a non seulement réussi à intercepter des missiles balistiques israéliens, mais a également eu l’occasion d’obtenir le maximum d’informations sur le fonctionnement des systèmes de défense aérienne et de défense antimissile israéliens, ajoute Avia. Pro.

 

Source : Press Tv